NBA : Gobert en béton, Minnesota sort les Warriors et file en finale de Conférence Ouest

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par Eddy Fiabore

Les Timberwolves de Minnesota n’ont pas tremblé. Solides, organisés et galvanisés par un collectif soudé, ils ont sèchement éliminé les Warriors de Golden State lors du Game 5 (121-110) pour décrocher leur place en finale de la Conférence Ouest. Un succès limpide face à une équipe amoindrie, privée de sa star Stephen Curry.

Un match à sens unique dès l’entame

Dès le coup d’envoi sur le parquet du Target Center, Minnesota a imposé son tempo. Portés par une défense disciplinée et une adresse collective redoutable, les Wolves ont rapidement pris le contrôle du match. Le premier quart-temps donne le ton : 30-23 pour les locaux. À la pause, l’écart est déjà conséquent (62-47), et le match semble plié au cours d’un troisième quart d’anthologie où Minnesota s’envole à +25 (93-68).

Certes, Golden State a tenté un retour éclair en début de quatrième quart pour revenir à -9, mais la réaction des Wolves a été immédiate. Minnesota, sous l’impulsion d’un Julius Randle rayonnant (29 points, 8 rebonds, 5 passes), a repris son avance avec autorité. Le collectif a brillé et les rotations se sont révélées précieuses pour sécuriser une victoire sans fléchir.

Gobert taille patron dans la peinture

Rudy Gobert n’a peut-être pas livré un match de lumière au scoring, mais sa performance a été déterminante. Avec 17 points et 8 rebonds, le pivot français a dominé la raquette, verrouillant l’accès au cercle et pesant dans le jeu sans ballon. Mieux encore, sa capacité à défendre intelligemment et à contrer sans faire faute a étouffé les velléités offensives des Warriors.

Sa complémentarité avec Julius Randle et Anthony Edwards saute aux yeux. Tandis qu’Edwards signe un double-double (22 points, 12 passes) d’une maturité impressionnante pour son âge, le trio moteur du succès montre une cohésion rarement vue sous le maillot des Wolves. Randle a d’ailleurs salué la dynamique : « C’est génial. Nous avons connu une saison avec beaucoup d’adversité. Mais nous sommes restés solidaires et nous nous sommes qualifiés en équipe. Je suis très fier de tout le groupe, tout le monde a marché dans la même direction » (source : déclaration post-match relayée par la presse NBA).

Golden State impuissant sans son chef d’orchestre

Que peut une équipe privée de son leader ? Pas grand-chose face à une formation aussi bien rôdée que Minnesota. L’absence de Stephen Curry – touché aux ischio-jambiers dès le match 1 – a laissé un vide béant dans l’organisation offensive des Californiens. Malgré une belle performance de Brandin Podziemski (28 points), la franchise californienne n’a jamais semblé en mesure de vraiment inquiéter son adversaire.

Le coach Steve Kerr a reconnu la supériorité des Wolves tout en soulignant les difficultés liées aux blessures : « Les blessures font partie des play-offs. J’ai appris il y a longtemps que ce qui comptait le plus, c’était la santé des joueurs et savoir répondre présent lors des moments clés. […] Je ne veux pas minimiser ce qu’a réussi Minnesota », a-t-il confié à la presse.

Une finale de conférence alléchante pour les Wolves

Pour la deuxième année consécutive, Minnesota accède à la finale de conférence. Mais cette fois, l’ambition est clairement affichée. Avec un collectif mature, des individualités au sommet de leur forme et un coach capable de tirer le meilleur de chacun, les Timberwolves ont tout pour viser les Finales NBA.

Ils attendent désormais le vainqueur de la série entre Oklahoma City et Denver avec l’envie de marquer l’histoire de la franchise. Rudy Gobert, repositionné dans un rôle de taulier calme et dominant, semble prêt pour le défi. Un challenge de taille qui pourrait bien faire franchir un nouveau cap à ces Timberwolves version 2024.

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