Stephen Curry blessé au genou droit : Golden State retient son souffle

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par Eddy Fiabore

La nuit a été mouvementée dans la Baie, et pas seulement à cause de la défaite des Warriors face aux modestes Detroit Pistons (131-124). Ce qui affole le plus les fans et les observateurs, c’est la nouvelle alerte physique de Stephen Curry. Le meneur de Golden State est sorti en boitant en fin de troisième quart-temps, visiblement touché au genou droit. Une blessure qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour les ambitions des Warriors cette saison.

Stephen Curry boitille : une sortie qui inquiète

Alors que Golden State tentait de contenir une surprenante équipe de Detroit, c’est un autre genre de choc qui a électrisé la Chase Center Arena. À 3 minutes de la fin du troisième quart-temps, Stephen Curry, après un layup acrobatique suivi d’un lancer franc, a grimacé, pris appui maladroitement puis quitté le parquet. Bilan : pas de retour en jeu et 16 dernières minutes jouées sans le chef d’orchestre des Warriors.

Avec 18 points en 26 minutes, le quadruple champion NBA n’était pas dans un grand soir, mais son impact, comme toujours, restait capital. Son absence soudaine a précipité la défaite de Golden State, incapable de contenir Cade Cunningham (28 pts, 9 passes) et une attaque de Detroit irrésistible.

Un genou droit préoccupant : déjà sous surveillance

Le problème n’est pas nouveau. Depuis la semaine dernière, Curry se plaint de douleurs au genou droit. Déjà laissé au repos lundi contre les Minnesota Timberwolves, sa participation aux rencontres récentes s’est faite sous gestion médicale stricte. Cette rechute contre les Pistons ravive les angoisses côté californien.

Interrogé en conférence de presse, Steve Kerr a tenté de minimiser l’ampleur de la blessure : « Ça le gêne depuis un moment. Je pense que ça va. Je ne pense pas que ce soit quelque chose de sérieux », a-t-il déclaré, selon ESPN. Mais dans la bouche du coach, ce discours rassurant est surtout un moyen de calmer une fanbase en alerte rouge.

Quels enjeux pour les Warriors sans Curry ?

À 36 ans, Stephen Curry n’est plus dans la fleur de l’âge, mais il demeure le moteur principal du jeu des Warriors. Sans lui, Golden State perd non seulement son meilleur scoreur (26,8 points de moyenne cette saison), mais aussi le principal initiateur offensif de son schéma de jeu fluide et basé sur les mouvements sans ballon.

Klay Thompson, qui peine à retrouver son niveau d’antan, et Chris Paul, utile mais limité physiquement, ne sont pas en mesure d’assurer la même menace permanente à trois points ou d’attirer la défense comme peut le faire Curry. Si son indisponibilité se prolonge, les ambitions de play-in — voire de playoffs — des Warriors seraient sérieusement compromises.

Un historique de blessures qui inquiète

Ce n’est pas la première fois que le genou droit de Curry tracasse le staff médical de Golden State. En 2016 déjà, il avait manqué plusieurs matchs cruciaux en playoffs à cause d’une entorse. En 2023, une autre douleur au genou droit l’avait éloigné des terrains pendant trois semaines. Cette répétition de blessures interroge, surtout à son âge où les temps de récupération deviennent plus longs.

La NBA est de plus en plus exigeante physiquement et les chiffres montrent que la fenêtre de domination des Warriors, longtemps ouverte grâce à leur trio magique Curry–Thompson–Green, est en train de se refermer. La gestion physique de Curry dans cette saison 2024-2025 apparaît désormais comme LE dossier à suivre pour Golden State.

Une pause ou un vrai signal d’alarme ?

En attendant des examens plus poussés attendus ce week-end, l’inquiétude reste de mise. Le staff médical prendra une décision sur la présence ou non de Curry pour les prochaines rencontres contre Oklahoma City et Denver. En coulisses, on parle déjà d’un potentiel protocole de repos prolongé afin de préserver son genou à moyen terme, quitte à sacrifier quelques matchs.

Pour Golden State, le signal est clair : les ambitions doivent désormais composer avec la réalité du corps de Curry. Et la mission s’annonce délicate. Est-ce le début d’un lent déclin ou un simple contretemps ? Réponse dans les prochaines semaines.

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