NBA 2025 : Chet Holmgren pique Victor Wembanyama après la victoire du Thunder

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par Eddy Fiabore

Dans une NBA 2024-2025 placée sous le signe des rivalités générationnelles, le duel tant attendu entre Chet Holmgren et Victor Wembanyama a enfin offert un spectacle à la hauteur des attentes… ou presque. Mardi soir, le Thunder d’Oklahoma City a dominé les Spurs de San Antonio sur le score sans appel de 119-98, consolidant sa place au sommet de la Conférence Ouest. Mais au-delà du score, c’est un message post-match de Holmgren qui fait parler.

Thunder vs Spurs : domination collective et duel de géants

Le 28 janvier 2025, le Paycom Center d’Oklahoma City était le théâtre d’un choc entre deux étoiles montantes de la NBA : Victor Wembanyama et Chet Holmgren. Si tous les regards étaient braqués sur ce défi entre rookie star (Wemby) et sophomore ambitieux (Holmgren), c’est bien le collectif du Thunder qui a fait la différence. Shai Gilgeous-Alexander a une fois de plus imposé son tempo, pendant que la défense d’OKC mettait San Antonio sous pression pendant 48 minutes.

Malgré le résultat, Victor Wembanyama a su tirer son épingle du jeu sur le plan individuel, livrant une prestation solide avec 17 points, 7 rebonds et une passe décisive. Cependant, cette performance n’a pas suffi à compenser les lacunes collectives d’une équipe de San Antonio toujours en reconstruction.

En face, Chet Holmgren n’a pas crevé l’écran niveau scoring (8 points), mais s’est signalé par son activité et sa présence intérieure : 10 rebonds, de l’intensité en défense et une attitude résolument provocatrice… notamment après la partie.

Chet Holmgren allume Wembanyama : un duel psychologique lancé

Interrogé par les médias après le buzzer final, Chet Holmgren n’a pas caché son ressenti vis-à-vis du duel. Dans une déclaration pleine de sous-entendus, le pivot d’OKC a déclaré : « Il voudra probablement passer un peu de temps à la salle de musculation. » (via ESPN). Un tacle mesuré, mais significatif, à l’encontre de Wembanyama, souvent critiqué pour son physique encore frêle face aux rugueurs de la NBA.

Cette remarque illustre bien les défis physiques auxquels doit faire face le Français dans sa première saison américaine. Si « Wemby » impressionne par ses qualités athlétiques, son envergure hors-normes (2,24m) et sa capacité à scorer face à n’importe quel adversaire, les contacts répétés et les duels au poste révèlent une relative fragilité physique. Mardi soir encore, le n°1 de la Draft 2023 a été contraint de jouer avec précaution après deux alertes : un coup au genou avec SGA puis une torsion de la cheville gauche dans un contact avec Kenrich Williams.

Enjeux futurs : une rivalité à surveiller de près

La sortie de Holmgren n’a rien d’anodin. Elle témoigne d’un début d’intensification dans la rivalité entre deux des plus grands espoirs du basket mondial. Si Wembanyama peut se targuer d’un potentiel historique, Holmgren, drafté en 2022 mais freiné par une blessure durant sa première saison, a maintenant une année d’avance en termes d’expérience. Leur opposition dépasse donc le terrain, devenant un duel de trajectoires, de styles — et désormais de déclarations.

Au-delà des piques, cette confrontation symbolise l’évolution du poste de pivot dans la NBA moderne : longs, mobiles, capables de défendre le périmètre, d’écarter le jeu, et de faire la différence dans les deux moitiés de terrain. L’un comme l’autre incarnent le futur du basket professionnel, mais leur développement passera par des ajustements physiques, techniques et mentaux.

Côté image, cette tension naissante est un atout pour la Ligue : elle donne déjà un air de « mini-rivalité générationnelle », entre un Wembanyama médiatiquement surcoté pour certains, et un Holmgren en quête de reconnaissance bien au-delà de la sphère OKC. Les prochaines confrontations entre les deux ne manqueront pas de faire monter la température dans la conférence Ouest.

Une chose est sûre : le duel Holmgren vs Wembanyama n’en est qu’à ses débuts. Et si les mots de Chet étaient une invitation à « muscler son jeu », ceux-ci ne manqueront pas de motiver le jeune intérieur français à faire taire les critiques… sur le terrain.

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