Les premières semaines de la saison NBA 2025 nous réservent une surprise de taille à l’Est : les Chicago Bulls, invaincus après cinq matchs, signent leur meilleur départ depuis l’âge d’or de Michael Jordan. Avec un basket offensif enthousiasmant et un Josh Giddey qui flambe, la franchise de l’Illinois retrouve son lustre d’antan. Décryptage d’un retour en grâce qui ne doit rien au hasard.
L’effet Josh Giddey : la pièce maîtresse du renouveau
Dans la nuit de vendredi à samedi, les Bulls ont dominé les Knicks au United Center sur le score spectaculaire de 135 à 125. Un match-clé, et surtout une nouvelle démonstration de Josh Giddey. L’arrière australien de 23 ans, acquis lors d’un transfert surprise en intersaison, a inscrit 32 points tout en imposant sa patte sur le jeu par ses passes millimétrées et son leadership étonnamment mature.
Arrivé en provenance d’Oklahoma City, Giddey semble avoir trouvé à Chicago un environnement taillé pour son style de jeu. Capable d’orchestrer l’attaque, de jouer sans ballon et de défendre avec intensité, il s’intègre à merveille dans un système collectif fluide, où le ballon circule vite et intelligemment. Les Bulls signent ainsi leur cinquième victoire en autant de rencontres, restant la seule équipe invaincue à l’Est.
Selon les statistiques avancées publiées par NBA.com, le Net Rating des Bulls dans cette entame de saison est de +11,4, l’un des meilleurs de la ligue. Leur offensive affiche 121,8 points de moyenne, un chiffre qui les place dans le Top 3 des attaques NBA actuellement.
Une équipe jeune, soudée et affamée
Si Giddey symbolise cette métamorphose, c’est bien l’ensemble du collectif de Billy Donovan qui impressionne. Autour de lui, des profils complémentaires : l’énergie de Patrick Williams, l’adresse extérieure de Coby White, le rebond de Nikola Vučević, et la polyvalence de DeMar DeRozan, qui apporte toujours sa régularité dans les moments chauds.
Mais c’est surtout la mentalité qui a changé. Pendant trop longtemps, les Bulls ont erré entre espoirs et déconvenues. Aujourd’hui, ils semblent avoir trouvé la bonne formule : un noyau jeune, une culture de la gagne qui refait surface, et une hiérarchie bien établie. L’impact du coaching de Donovan, qui a su faire évoluer son plan de jeu vers plus de vitesse et d’alternance offensive, est à souligner.
Un départ historique, mais que vaut-il sur la durée ?
Avec cinq victoires pour démarrer la saison, Chicago n’avait pas réalisé un tel départ depuis la saison 1996-1997, conclue par un cinquième titre de Jordan et un bilan de 69-13. Une époque bénie que les fans n’ont jamais oubliée. Évidemment, la comparaison avec les Bulls des années 90 est flatteuse, mais prématurée.
La vraie question sera la capacité de cet effectif à tenir la cadence sur une saison de 82 matchs. La profondeur de banc, encore perfectible, ainsi que la gestion de la pression sur le long terme, seront déterminantes. À l’Est, la concurrence reste féroce, avec des équipes comme Boston, Milwaukee ou Miami qui ne tarderont pas à monter en régime.
Néanmoins, ce début de campagne 2025 offre de solides garanties. Plus qu’un simple feu de paille, il marque potentiellement le retour attendu d’une franchise mythique dans le haut du tableau. Le public du United Center ne s’y trompe pas : l’ambiance y est redevenue électrique, portée par l’espoir d’un vrai renouveau.
Vers un vrai retour au premier plan ?
Il reste du chemin à parcourir, mais les voyants sont au vert. Les Chicago Bulls 2025 ne sont pas qu’un clin d’œil nostalgique aux années Jordan. Ils dessinent une nouvelle identité bâtie sur l’intelligence collective, la jeunesse et l’ambition. S’ils continuent à jouer avec cette intensité et cette harmonie, ils pourraient bien écrire leur propre chapitre dans l’histoire d’une franchise mythique.
Affaire à suivre dès leur prochain choc face aux Celtics, un test grandeur nature qui pourrait confirmer ou freiner cette envolée spectaculaire. Une chose est sûre : les Bulls sont de retour, et la NBA va devoir recommencer à compter avec eux.