France éliminée de l’EuroBasket : Frédéric Fauthoux maintenu malgré la débâcle face à la Géorgie

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par Eddy Fiabore

Coup de tonnerre dans le paysage du basket français. L’équipe de France a été éliminée prématurément de l’EuroBasket 2025 dès les huitièmes de finale, terrassée par une surprenante équipe de Géorgie (80-70). Au lendemain de cette désillusion, la question du maintien du sélectionneur Frédéric Fauthoux était sur toutes les lèvres. Pourtant, malgré la frustration, la direction de la Fédération a opté pour la continuité.

Déroute inattendue : la France tombe face à la Géorgie

Ce 7 septembre 2025 restera comme une date noire dans l’histoire récente des Bleus. Finalistes aux Jeux Olympiques de Paris un an plus tôt, les Tricolores abordaient cet EuroBasket avec ambition. Mais c’est une série d’erreurs défensives, un manque de lucidité offensive, et une Géorgie ultra-déterminée qui ont précipité leur chute.

La défaite face aux coéquipiers du redoutable Tornike Shengelia, auteur d’un match plein avec 22 points et 11 rebonds, a mis en lumière les limites du collectif français. Trop dépendants de leur axe 1-5, les Bleus ont manqué de plan B tactique quand l’intensité est montée. Les 6 balles perdues dans les cinq dernières minutes ont signé leur arrêt de mort dans ce match couperet.

Avec seulement 28% de réussite à trois points et une défense perméable sur les pick & roll, la France s’est vue surclassée par la cohésion et l’énergie géorgienne. Une élimination choc qui a provoqué la stupeur chez les observateurs… et dans les hautes sphères de la Fédération française de basketball (FFBB).

Frédéric Fauthoux confirmé : continuité ou pari risqué ?

Lundi 8 septembre, dans un entretien exclusif accordé à L’Équipe, Jean-Pierre Hunckler, président de la FFBB, a tranché : « Frédéric Fauthoux reste notre sélectionneur. Il a vécu son premier tournoi majeur, et il a notre confiance pour redresser la barre. »

Cette décision peut sembler surprenante à chaud, mais elle s’inscrit dans une volonté de stabilité, alors même que Fauthoux, successeur de Vincent Collet après les JO de Paris, a seulement quelques mois d’expérience à la tête des Bleus. Connu pour son expertise tactique et sa proximité avec les joueurs, l’ancien meneur de Pau-Lacq-Orthez n’a pas été épargné par les critiques, notamment pour des choix de rotations discutables et un manque de leadership offensif lors de cet Euro.

: L’Équipe, entretien de Jean-Pierre Hunckler, 8 septembre 2025.

Mais Hunckler le martèle : le projet France 2028 est toujours d’actualité, et Fauthoux reste aux commandes, à condition de tirer les leçons de cet échec. Car il s’agira bien d’un dernier sursis : les prochaines fenêtres de qualification pour la Coupe du Monde 2027 seront décisives sur la suite de son mandat.

Quels ajustements pour relancer les Bleus ?

L’enjeu désormais pour Fauthoux et son staff sera de reconstruire une dynamique. Le chantier est vaste : axé autour de la jeune garde (Wembanyama, Maledon, Cazalon), le collectif devra s’appuyer sur un socle plus cohérent et développer un jeu plus fluide.

Sur le plan stratégique, l’absence totale d’alternatives offensives lors de ce huitième de finale inquiète. Une meilleure gestion des fins de rencontre, un leadership redistribué – peut-être autour de Victor Wembanyama désormais installé comme figure de proue – et un banc plus impactant sont nécessaires pour redonner espoir au public français.

Dernier point crucial : la gestion mentale. Entre pression post-JO, attentes médiatiques et calendrier surchargé, l’Équipe de France semble avoir subi plus qu’elle n’a contrôlé son tournoi. Un axe que le manager général Boris Diaw devra solidement encadrer lors de la reprise du projet tricolore.

Quelles perspectives pour les Bleus ?

Cette sortie de route à l’Euro 2025 pourrait s’avérer salutaire si elle est bien analysée. Avec une génération dorée en devenir, le potentiel est là. Mais il ne suffira pas d’aligner des noms. Le projet France 2028 est encore loin, mais chaque décision prise dès aujourd’hui pèsera lourd dans le futur bilan des Bleus.

Frédéric Fauthoux aura désormais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. À lui de prouver qu’il peut faire passer un cap à cette génération en pleine transition. Car la Fédération a envoyé un message clair : la stabilité, oui… mais l’exigence reste non négociable.

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