L’annonce est tombée comme un coup de tonnerre dans le monde du basketball européen : Vlatko Cancar, pilier de la sélection slovène, ne participera pas à l’EuroBasket 2025. Alors que la compétition se profile du 27 août au 14 septembre, cette absence fait déjà couler beaucoup d’encre chez les observateurs, tant son rôle était central dans l’équilibre collectif construit autour de Luka Doncic.
Un forfait de taille confirmé par la Fédération slovène
C’est via un communiqué officiel publié par la Fédération slovène de basketball que l’information a été confirmée : Vlatko Cancar ne sera pas du rendez-vous continental. L’ailier de 28 ans, récemment transféré à l’Olimpia Milan, poursuit un programme de rééducation après une arthroscopie du genou gauche subie en janvier 2025.
Ce même genou l’avait déjà contraint à renoncer à la Coupe du monde 2023, et les médecins du club lombard, en accord avec le staff de la sélection, ont décidé de ne prendre aucun risque inutile. « La priorité est de protéger sa santé à long terme et d’assurer un retour progressif pour la préparation de la saison en EuroLeague », indique l’Olimpia Milan dans son communiqué du 2 juillet 2025.
L’absence de Cancar n’est pas anodine. Champion d’Europe en 2017 aux côtés de Goran Dragic et Luka Doncic, il est considéré comme l’un des leaders silencieux de cette équipe : un joueur polyvalent, solide défensivement, capable de scorer et de se fondre dans différents systèmes offensifs. Avec ses 2m03, il offrait à la Slovénie une alternative crédible sur les postes 3 et 4 dans les duels intérieurs comme extérieurs.
Quels impacts pour la Slovénie dans un groupe piégeux ?
Le forfait de Vlatko Cancar complexifie sérieusement les projections pour l’équipe emmenée par Luka Doncic. La Slovénie devra batailler dès la phase de poules contre la France, la Belgique, Israël, l’Islande et la Pologne. Si la qualification pour les huitièmes reste accessible sur le papier, elle pourrait bien se jouer à la différence de points ou à un duel décisif contre des adversaires homogènes.
L’absence de Cancar oblige l’entraîneur Aleksander Sekulić à revoir sa copie. L’équilibre défensif, déjà fragilisé par un manque de profondeur sur les ailes, est encore plus menacé. Luka Doncic devra jouer un rôle encore plus central, tant à la création qu’au scoring. Reste à savoir si le meneur-star des Dallas Mavericks, en grande forme cette saison (27,1 points, 8,6 passes de moyenne en NBA), pourra assumer ce poids supplémentaire sur ses épaules sans s’épuiser.
Pour compenser, plusieurs joueurs pourraient voir leur rôle revalorisé. Klemen Prepelic et Zoran Dragic pourraient notamment se voir confier davantage de responsabilités offensives, tandis que des jeunes comme Gregor Glas ou Luka Ščuka pourraient être lancés dans le grand bain pour renforcer la rotation.
Un avertissement pour toutes les prétendantes au titre
Ce forfait démontre à quel point la gestion physique des joueurs est devenue un enjeu stratégique, notamment dans une saison post-olympique et précédant les grandes échéances de clubs. Les sélections nationales doivent composer avec les objectifs des clubs et les blessures, toujours imprévisibles, surtout sur des postes aussi stratégiques que celui qu’occupait Cancar.
Sur le plan tactique, la Slovénie a su prouver par le passé sa capacité à se serrer les coudes dans l’adversité. En 2022, elle avait atteint les quarts de finale de l’EuroBasket en dépit d’une rotation réduite. Mais l’expérience et la complémentarité manquent aujourd’hui pour prétendre aux mêmes sommets sans un cadre comme Cancar.
L’EuroBasket 2025 s’annonce plus ouvert que jamais. Avec l’Espagne, la France et la Serbie parmi les favoris, la Slovénie devra rapidement créer une nouvelle alchimie pour espérer jouer les trouble-fêtes. Et si doncic est capable de coups d’éclats comme en 2021 (48 points contre l’Argentine), un EuroBasket est un marathon plus qu’un sprint : sans un collectif bien huilé, les ambitions pourraient vite s’envoler.
Une chose est sûre : l’absence de Vlatko Cancar rebat les cartes du côté de Ljubljana. Et dans un tournoi où chaque possession pourra faire la différence, la Slovénie devra puiser dans ses ressources — et son banc — pour garder la tête haute.