Victor Wembanyama n’a pas simplement repris la NBA en octobre 2025. Il l’a littéralement secouée. Revenu de blessure après plusieurs mois d’arrêt pour une thrombose veineuse, le prodige français a marqué les esprits avec un match d’ouverture d’anthologie face aux Dallas Mavericks. Les San Antonio Spurs ont démarré leur saison avec autorité en s’imposant 125 à 92, mais c’est bel et bien leur jeune star de 21 ans qui a capté toute l’attention.
Wembanyama, un retour de MVP
Si les fans attendaient impatiemment le retour de Victor Wembanyama, ils n’imaginaient sans doute pas une performance aussi éclatante. Le Français a cumulé 40 points à 15/21 au tir (soit un impressionnant 71,4 %), 15 rebonds, 3 contres… et surtout, zéro perte de balle. Jamais, dans l’histoire récente de la NBA (depuis 1977-78, date de la comptabilisation des turnovers), un joueur n’avait affiché un tel combo statistique dans un match officiel. Une performance all-time, tout simplement.
Face à un adversaire de taille – au propre comme au figuré – en la personne d’Anthony Davis, Wembanyama n’a montré aucune hésitation. Alors que l’intérieur des Lakers (22 points, 13 rebonds) affichait de solides stats, il a été dominé dans tous les secteurs par le Français. Wemby a proposé une partition complète : fluidité offensive, protection du cercle, lecture du jeu… à peine croyable pour un joueur de seulement 21 ans.
Un raz-de-marée de réactions dans le microcosme NBA
Cette démonstration n’a pas laissé les observateurs indifférents. Kevin Garnett, qui a suivi de près la préparation estivale de Wembanyama avec qui il s’est entraîné, a lancé un surnom qui pourrait coller tout au long de la saison : « WemVP », via une publication sur X (anciennement Twitter).
L’ancien All-Star DeMarcus Cousins s’est lui aussi fendu d’un commentaire lapidaire mais significatif : « Wemby est irréel. »
Du côté des insiders des Spurs, Josh Paredes évoque « une séquence jamais vue auparavant », tandis que Ryen Russillo, voix influente du podcast NBA sur The Ringer, confiait : « Wembanyama vient de jouer l’un des meilleurs matchs que j’ai jamais vus. » Même Shaquille O’Neal, d’habitude plus taquin, n’a pu cacher son admiration, glissant avec humour : « Il peut scorer autant qu’il veut… Moi j’étais surtout connu pour les french fries et le french toast. »
Quand des légendes comme Shaq ou KG s’expriment ainsi après un seul match, cela en dit long sur l’impact de la prestation.
Quels impacts pour San Antonio et la saison à venir ?
Cette entrée en matière envoie un message clair à la ligue : Wembanyama est un candidat crédible au trophée de MVP. Après une première saison prometteuse, puis une période d’indisponibilité au cœur de sa deuxième année, le Français semble désormais au sommet de ses capacités physiques et mentales.
Les Spurs, quant à eux, commencent la saison avec ambition. Longtemps en reconstruction, la franchise de Gregg Popovich, qui voit en Wembanyama son nouveau Tim Duncan, pourrait viser bien plus haut qu’un simple développement de jeunes. L’alchimie entre Wemby, l’électrique Devin Vassell et le meneur en pleine progression Jeremy Sochan pourrait rapidement transformer San Antonio en un outsider redoutable à l’Ouest.
Une performance qui redéfinit les attentes
Wembanyama n’a pas seulement livré un bon match — il a posé un jalon historique. Dans une NBA où les standards statistiques explosent, très peu de joueurs parviennent à mêler volume, adresse, impact défensif et propreté dans le jeu avec autant de maîtrise. Ce match inaugural pourrait bien redéfinir le plafond attendu pour le Français.
Et si cette performance n’était qu’un aperçu de ce que Wembanyama prépare pour cette saison 2025-2026 ? Si tel est le cas, préparez-vous à une campagne historique… et peut-être à un premier trophée de MVP dès sa troisième année.