La saison NBA 2025 a démarré sur les chapeaux de roue avec un duel attendu entre les Golden State Warriors et les Los Angeles Lakers. Mais ce qui restera dans les mémoires, c’est la performance monumentale d’un certain Stephen Curry. À 37 ans, le maestro de Golden State a offert une démonstration de talent et de leadership, rappelant qu’il est encore, malgré les années, l’un des visages majeurs de la ligue.
Un Curry niveau MVP pour lancer la saison
À peine le coup d’envoi donné à San Francisco, Curry a pris le contrôle du match comme à ses plus grandes heures. Précis, inspiré, intenable, le meneur vedette a inscrit 38 points, dont 8 tirs à trois points, avec une efficacité redoutable (60% au tir, selon les statistiques officielles de la NBA). Son enchaînement de dribbles fulgurants, de step-backs assassins et de paniers primés a déstabilisé la défense californienne emmenée par LeBron James et Anthony Davis.
Ce n’est pas simplement une démonstration de shoot — c’est tout un système offensif que Curry a orchestré. Dès la première mi-temps, les Warriors ont pris une avance difficile à combler pour les Lakers. Draymond Green absent (blessure au tendon avant le match, selon le communiqué du staff médical de Golden State), c’est bien la vibration collective de l’équipe, menée par Curry, qui a fait la différence.
Leadership intact et impact total sur le jeu
Si la feuille de statistiques impressionne, c’est le rôle de chef d’orchestre de Curry qui aura marqué les esprits. Passeur intelligent (7 passes décisives), attentif sur les lignes de circulation, agile sur les retours défensifs, le quadruple champion NBA a su impliquer ses coéquipiers comme au temps fort du « Splash Brothers ». Klay Thompson (21 points) et Jonathan Kuminga (14 points) ont pleinement bénéficié des espaces créés par la présence gravitationnelle de leur meneur.
Les analystes d’ESPN ont d’ailleurs souligné le retour d’un jeu collectif typique de la grande époque de Steve Kerr, avec un Curry en chef d’orchestre. « Ce que Curry a fait, c’est ramener l’alchimie des titres de 2015 à 2022 », a analysé Zach Lowe dans son podcast post-match.
Et les comparaisons entre générations n’ont pas tardé à faire surface : à 37 ans, Stephen Curry continue d’écrire sa légende. Il rejoint LeBron James et Kevin Durant dans le cercle très fermé des trentenaires capables de dominer à ce point une opposition NBA dès l’ouverture de la saison.
Un message fort aux prétendants de la Conférence Ouest
Avec cette victoire 119-109 contre un adversaire direct pour les playoffs, les Warriors envoient un message clair : ils ne sont pas à enterrer. Malgré les doutes post-saison 2024, leur icône est toujours là — et elle brille. Dans un Ouest où Denver, Dallas ou encore les Clippers affichent leurs ambitions, Golden State reste un prétendant solide, porté par un Curry qui n’a pas dit son dernier mot.
Si les blessures épargnent les cadres, et que les jeunes (Kuminga, Moody et Podziemski) continuent leur progression, l’équipe pourrait bien créer la surprise. Après tout, c’est dans les saisons où on les attend le moins que les Warriors ont souvent été les plus dangereux.
Cette première soirée de NBA 2025 confirme une chose : le temps passe, mais Stephen Curry reste éternel. Et lorsqu’il est dans cet état de grâce, il transforme chaque match en spectacle. Du grand art.