Milwaukee frappe fort : Lillard out, Turner in, un virage choc pour séduire Giannis

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par Eddy Fiabore

L’été 2024 aura été celui des grands bouleversements à Milwaukee. Dans une décision pour le moins audacieuse, les Bucks ont sacrifié leur superstar Damian Lillard afin de miser sur un nouvel homme fort : Myles Turner. Un choix fort, guidé par une urgence capitale : convaincre Giannis Antetokounmpo de ne pas plier bagage.

Un pari risqué, mais nécessaire pour l’avenir des Bucks

Les Bucks ont fait parler la poudre en marge de la free agency : libérer Damian Lillard, pourtant encore sous contrat jusqu’en 2027 pour un total de 113 millions de dollars (selon ESPN), afin d’attirer Myles Turner. Ce dernier, finaliste NBA avec Indiana, rejoint Milwaukee pour quatre saisons et 107 millions de dollars. Une manœuvre qui permet d’assainir la masse salariale tout en recomposant un effectif centré autour du Greek Freak.

Ce virage s’analyse avant tout comme une réponse directe à l’incertitude planant autour de l’avenir de Giannis. Plusieurs fois interrogé sur ses intentions futures, le double MVP a laissé entendre qu’il souhaitait un engagement sportif fort de sa franchise. Ce mouvement massif est donc un signal : celui d’une équipe qui veut encore gagner, vite, et avec ambition.

Turner, un profil complémentaire à Giannis

Avec le départ de Brook Lopez vers les Lakers, il fallait combler un vide majeur dans la raquette. Myles Turner s’impose alors comme le choix idéal. À 29 ans, l’ancien pivot des Pacers est l’un des meilleurs protecteurs de cercle de la ligue avec plus de 2 contres par match en saison régulière. Son tir extérieur fiable (plus de 36 % à trois points) en fait également un stretch five moderne capable de libérer des espaces pour Antetokounmpo.

Cependant, les play-offs ont parfois révélé certaines limites : 13,8 points et seulement 4,8 rebonds de moyenne lors de la dernière post-saison. Turner devra donc hausser son niveau s’il veut faire franchir un pallier réel aux Bucks. Mais son expérience et sa discipline défensive restent des atouts majeurs dans un système où Giannis ne peut tout porter seul.

Une reconstruction silencieuse mais stratégique

Au-delà de ce transfert phare, Milwaukee a aussi verrouillé d’autres pièces clés de sa rotation : Bobby Portis, Gary Trent Jr., et surtout Kevin Porter Jr., appelé à endosser un rôle majeur à la mène. Ce dernier devra faire oublier Damian Lillard, blessé au tendon d’Achille et forfait pour l’intégralité de la saison 2025-2026. Son contrat, bien que garanti, sera versé sur cinq ans, ce qui soulage considérablement les finances de la franchise.

La Conférence Est, affaiblie par les incertitudes concernant Jayson Tatum (Boston) et Tyrese Haliburton (Indiana), laisse entrevoir une ouverture. Les Bucks veulent en profiter pour relancer une dynamique positive et viser de nouveau les Finales NBA.

Conclusion : Séduire Giannis coûte que coûte

Cet été marque un tournant décisif pour Milwaukee. La révélation officielle de la direction prise par la franchise : celle du collectif, du rééquilibrage et de la cohérence défensive autour de Giannis. Le départ de Lillard, même blessé, reste une onde de choc dans la NBA — mais la venue de Turner replace les Bucks comme sérieux prétendants.

Le message est limpide : Milwaukee veut gagner maintenant. Et plus que jamais, la pression est maximale sur les épaules de Myles Turner et Kevin Porter Jr. En sacrifiant un nom ronflant, les Bucks ne misent pas sur la hype, mais bien sur la stabilité et la complémentarité. Reste à voir si cela suffira à convaincre Giannis de rester à long terme… ou à offrir une dernière course au titre.

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